Auteur Sujet: [revue de presse en ligne] Keisatsu Sensha Tai TANK SWAT 01  (Lu 5363 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

joukov

  • Data bank
  • ****
  • Messages: 461
    • Voir le profil
    • http://projectshirow.net
    Keisatsu Sensha Tai TANK  S.W.A.T 01


© 2005 Masamune Shirow/Seishinsha-DoGA/ROMANoV HiGA

» Synopsis

Dans futur proche, la mégalopole de Newport est recouverte par un nuage bactériologique. C'est le résultat du développement de la technologie de l'Homme qui se retrouve ainsi à survivre dans cet univers urbain étouffant.

La police locale est confrontée à un cyborg du nom de Buaku qui sème le chaos. Afin de lutter contre ce criminel, une unité spéciale d'assaut est constituée sous le nom de Tank Police. Menée par Leona Ozaki son mini-tank Bonaparte, la Tank Police affronte les engins de Buaku et ses comparses, les jumelles Puma, également cyborg. Ces affrontements sont de plus en plus destructeurs... ce qui n'améliore en rien l'image de la police auprès des habitants.

Les escarmouches se sont succédées. Désormais, les jumelles Puma ont changées de camps. Dépêchée au sein d'un immeuble du centre ville, l'unité tombe dans un piège de Buaku. Un compte à rebours mortel commence alors pour Leona qui tente à tout prix de sauver la vie de l'une de ses coéquipières mais aussi à mettre hors d'état de nuire le terrible cyborg et cela, au risque de désobéir aux ordres du chargé d'opération, déjà méfiant à l'égard de l'unité risque-tout.


© Shirow Masamune / Dark Horse

» Manga mécanisé déjanté

C'est en 1985 que Ota MASANORI, alias Shirow MASAMUNE, délivre cette oeuvre défouloir de science-fiction. Un an après les deux premiers tomes d'Appleseed et cinq ans avant Ghost in the Shell, Dominion Tank Police est une cour de récréation bien plus simple à lire que la plupart des autres oeuvres de Shirow Masamune. A la fois pétillante, voir parfois jubilatoire, cette oeuvre s'éloigne des réflexions métaphysiques que l'on trouvera dans GITS ou Orion (1991).

Le manga fut prépublié dans le numéro d'automne 1985 de Comi Comi, ancien magazine des éditions Hakusensha. Il fut édité en 1986 par la même maison d'édition. Puis, une suite en 1995 fut publiée sous le titre Conflict ou No more noise. Pour finir, Shirow Masamune intégra dans le DOMINION Special Graphix publié par Hakusensha à l'occasion de la sortie des OAV, une courte suite intitulée Phantom of the Audience.

Comme toujours, l'héroïne est une femme : Leona Ozaki. Un peu comme Yoshi (Appleseed), elle entretient une étrange relation avec son tank : Bonaparte. L'ambiance générale du manga s'éloigne de l'esprit torturé des intrigues géopolitiques de l'oeuvre précédente de Shirow Masamune. Le zèle de Leona et de son équipe aboutit généralement sur des situations comiques agrémentées de SD [1]. Le manga débarque en France en mars 1995 chez Tonkam, un an après que le public ait découvert Appleseed.


© Agent 21

» Deux tentatives d'adaptation

Car le manga connu plusieurs adaptations. La première date de 1988. Elle fut réalisée par Koichi MASHIMO désormais associé au projet .hack//. Il s'agit de 4 OAVs de 40 minutes chacun. Koichi Mashimo écrivit le scénario des deux premiers opus puis c'est Dai KOHNO qui prit la suite avec les deux suivants. La chara-design fut l'oeuvre de Hiroki TAKAGI que l'on retrouva sur Patlabor WXIII de Fumihiko TAKAYAMA en 2001. A la direction artistique, ce fut Mitsuharu MIYAMAE (Akira 1988) qui officia sur les deux premiers épisodes. Ensuite, Osamu HONDA (Akira, Harlock Saga 1999, R.O.D tv 2003) prit la relève.

En 1994, une autre adaptation produite par Bandai Visual vit le jour sous la direction de Noboru FURUSE. Il s'agissait de New Dominion Tank Police qui compte à ce jour 6 opus de 30 minutes chacun. Le réalisateur signe également le chara-design. Il avait participé au projet Urusei Yatsura (Lamu) à l'animation et on avait vu son trvail sur plusieurs épisodes spéciaux de Lupin III. Cette fois-ci, le scénario est co-écrit par Hiroshi YAMAGUCHI (Blue Submarine N°6 1999, Argento Soma 2000, Gate Keepers 2003), Anzu NEMURU et Mitsuo MUTSUKI.

La direction artistique est confiée cette fois-ci à Noboru YOSHIDA que l'on trouve sur des projets Ghibli comme Mononoke Hime (Princesse Mononoké, 1997), Howl no Ugoku Shiro (Le Château Ambulant, 2004) et Neko no Ongaeshi (Le Royaume des Chats, 2005).

L'animation est alors réalisée au sein du JC Staff avec Hisashi EZURA (responsable des nombreux effets visuels sur Blood the Last Vampire, 2000), Kazuto NAKAZAWA (animation sur deux animatrix : Kid's Story et Second Renaissance / Part II en 2003, co-réalisateur de Parasite Dolls 2003), Satoru NAKAMURA (responsable de l'animation sur la première saison de Stand Alone Complex, 2002), Shuichi SHIMAMURA (animation sur le premier film de Naruto en 2004, chara-design et animation sur les Saber Marionette J) et Yoshinobu YAMAKAWA (responsable de l'animation sur Di Gi Charat, 1999).

Le mecha-design est signé Kengo INAGAKI (Cleopatra DC, 1989) et Akira OGURA.

Pour finir, la musique est alors composée par Yoichiro YOSHIKAWA que l'on retrouvera sur Iria en 1994.


© 2005 Masamune Shirow/Seishinsha-DoGA/ROMANoV HiGA

» Romanov & compagnie

Le 24 mars 2006, une nouvelle adaptation entièrement réalisée en 3D voit le jour. A la tête de ce projet très particulier, on trouve Kazuhiro HIGA alias Romanov HIGA. Comme référence, on pourrait ne citer que son travail sur les nouveaux OAV Hellsing de Tomokazu TOKORO pour lesquels il supervise les scènes d'action exploitant la CG [2].


© 1997 Romanov Film (Burst)
Ce sera bien réducteur de ne parler que de cela. On le retrouve pour la première fois en 1997 sur deux courts-métrages d'une minute et demi intitulés Burst. En un mois de travail, il avouera avoir eu surtout des difficultés sur le scénario (ce qui n'est pas tout à fait son fort sur Tank SWAT il est vrai). Très prolifique, il signe la même année One Days, Some Girl, 6 mois de travail pour 6 minutes qui seront finalement primées au festival Carnival en 1999.

Un autre travail de quatre mois intitulé SandStorm (deux courts-métrages de 2 minutes) en 1998 lui vaudra également des récompenses.


© 2001 Romanov Film (Something)
Bourreau de travail et perfectionniste, en 2000, il planchera durant neuf mois sur Wired Bob qui, du haut de ses 13 minutes, sera plébiscité par la critique dans de nombreux festivals.

C'est véritablement en 2001 qu'il s'attaque au procédé de Cell-Shading [3]. Something lui demander 15 mois de travail pour un résultat de 10 minutes. Ce court met en scène une unité du SWAT en pleine prise d'otages au sein d'un hôpital.

Pour conclure, on retient surtout de Romanov Higa, la série de courts-métrages intitulés Urda. D'une longueur totale de 27 minutes (avec des épisodes de plus ou moins 5 minutes chacun), ce fut le premier gros succès du réalisateur. Il nous transpose dans une Europe occupée de la seconde guerre mondiale où un groupe tente de contrecarrer le plan Urda des nazis. Pour concrétiser le tout, le DVD fut mis en vente le 27 novembre 2003.


© 2005 Masamune Shirow/Seishinsha-DoGA/ROMANoV HiGA

» Origine et déroulement du projet

A l'origine du projet, outre Romanov Higa, on trouve le Digital Project de la préfecture d'Osaka. Il s'agit d'un projet gouvernemental, industriel et académique destiné à promouvoir les travaux appliqués sur la CG pour permettre son développement (notamment commercial). Baptisé Digital Tokiwa Village Project, l'organisme peut attribuer des subventions et le projet Keisatsu Sensha Tai TANK S.W.A.T. 01 (警察戦車隊 TANK S.W.A.T.) en a bénéficié. Il faut dire que les précédents travaux du réalisateur devaient largement jouer en sa faveur.


© Kaisei KISHI / Illustration CG
Romanov Higa constitue son équipe au sein du studio DoGA avec Kei NAKABAYASHI (déjà sur Urda) comme assistant.

Pour ce qui est de la réalisation des modèles, on trouve Daisuke MIURA, Kaisei KISHI (site officiel), KOPI (mecha) et Nobuyuki SHIOGAMA. Il n'y a que Daisuke Miura que l'on ne retrouve pas à l'animation.

Côté seiyû [4], on retrouve Satsuki YUKINO (Chidori dans FMP, Tanabe dans Planetes), Hiroki YASUMOTO (Sadou dans Bleach) ou encore Katsuyuki KONISHI (Hagi dans Blood+) et Miho KAWATUMA (qui avait déjà participé à Urda).

Toute l'équipe nous délivre alors une vision personnelle de Conflict, suite de Dominion dessinée par Shirow Masamune. C'est à dire...


© 2005 Masamune Shirow/Seishinsha-DoGA/ROMANoV HiGA

» Dans action il y a...

Action. Keisatsu Sensha Tai TANK S.W.A.T. 01 opère dans un registre tout à fait différent de Pale Cocoon. On nous plonge directement dans l'action sans fioriture. Ce projet indépendant n'aspire pas à reprendre ce qui a déjà été fait sur les précédentes adaptations. Pas de présentation des personnages, on suggère tout au plus les relations entre eux mais rien de bien tangible ne pointe le bout de son nez. Non, on nous assomme dés le départ à coup de détonations, d'impacts sur la coque des blindés.

On retrouve ainsi le côté "histoires courtes" du manga notamment à travers l'ouverture de l'anime qui met en scène le début de l'escarmouche. Dés lors, si l'on regarde l'anime sous cet angle, on l'apprécie. Sinon, on passe près d'une demi-heure à se lasser des incessants tirs d'obus.


© 2005 Masamune Shirow/Seishinsha-DoGA/ROMANoV HiGA
Il faut donc bien garder à l'esprit la vocation première de KST Tank SWAT01 : la démonstration technique au service du divertissement.

Et là, on salue le travail du studio indépendant DoGA qui, malgré un chara-design étrange, livre un travail qui tient la longueur. On sourit notamment à l'arrivée de Buaku (avec la voix bien grave de Kiyomitsu MIZUUCHI) digne d'un combat matrixien... et le tout au club de golf s'il vous plaît.


© 2005 Masamune Shirow/Seishinsha-DoGA/ROMANoV HiGA
Le découpage est bien réalisé, on sent le dynamisme notamment en faisant flotter la caméra (comme pour Final Fantasy Advent Children mais sans en abuser). On alterne les scènes de combat avec celles de doutes et de tensions. L'équilibre est respecté.

Le seul défaut que l'on ne peut manquer reste le parti pris pour le chara-design. Les visages manquent un peu de relief, peut-être au niveau du nez (que l'on a tendance à gommer), ce qui gâche un peu le plaisir. Il y a donc des progrès à faire de ce côté.


© 2005 Masamune Shirow/Seishinsha-DoGA/ROMANoV HiGA

» Cherche histoire pour séquence animée

Passons maintenant au scénario. Il n'est pas fantastique mais a le mérite d'exister. L'une des coéquipières de Leona va se faire piéger par Buaku avec un collier explosif à retardement. C'est véritablement à ce moment que l'OAV débute. On apprécie alors les retournements de situations, les pièges tendus par l'ennemi public numéro un. Mais au final, rien de bien spectaculaire.

Cela étant, il faut avouer qu'en 30 minutes, le travail est loin d'être bâclé. Chacun portera donc son propre jugement sur cet opus tout en gardant en tête les particularités du projet notamment qu'il s'agit du premier OAV de Romanov Higa. Un début prometteur mais pas un chef d'oeuvre...

A l'heure de la multiplication des projets 3D, du plus imposant (Appleseed) au plus modeste (Pale Cocoon), Keisatsu Sensha Tai TANK S.W.A.T. 01 fait mouche. Désormais, on préférerait que les subventions ne s'orientent pas vers les projets 100% action mais qu'elles permettent également à d'autres Pale Cocoon de voir le jour. Mais pour cela, il faut prévoir des assurances telles qu'Appleseed. Le succès de tels anime est un moteur nécessaire.


Site officiel : Keisatsu Sensha Tai TANK S.W.A.T. 01 (japonais)

Site officiel du studio : DoGA (japonais)

Sources :
» Wikipedia
» Anime News Network
» Intron Depot (volume 1)
» Digital Tokiwa Village Project (site officiel)
» Project Shirow

Notes :
[1]. Super-deformed : représentation déformée des personnages, sorte de caricatures.
[2]. CG ou Computer Graphics : désigne une illustration, un dessin, entièrement ou partiellement réalisé à l'aide d'un ordinateur.
[3]. Cell-shading : technique utilisée pour applatir les images 3D en les rendant plus proches d'un dessin animée. Exemple : Appleseed.
[4]. Seiyû : ceux qui prettent leur voix à la radio, dans les jeux vidéo ou encore les dessins animés.


Crédits :
Article original sur Anime-Days, par Anime Watcher

joukov

  • Data bank
  • ****
  • Messages: 461
    • Voir le profil
    • http://projectshirow.net
[revue de presse en ligne] Keisatsu Sensha Tai TANK SWAT 01
« Réponse #1 le: 1 Mai 2006, 23:56:38 »
Merci a Anime Watcher pour son autorisation

Comme vous pouvez le voir j'ai du mal avec la mise en page du texte car le html est desactive (et je n'ai pas encore pris le temps de bidouiller le bbcode), donc l'article risque de changer de forme un jour ou l'autre.
Un autre truc que je n'avais pas vu auparavant, la taille du titre du sujet est limite, je n'ai donc pas pu rajouter le 01 pour faire "[revue de presse en ligne] Keisatsu Sensha Tai TANK S.W.A.T 01"


Ceci est le premier article de Anime Watcher que je retranscris ici, il y en a 2 autres que je dois finir, en esperant qu'ils y en ai d'autres ^^

a ce propos n'hesitez pas a donner vos commentaires sur le forum ou celui de Anime Days -> http://www.anime-days.com/anime-keisatsu-sensha-tai-tank-swat-01-vt320.html

zucfa

  • Modérateur Global
  • Data bank
  • *****
  • Messages: 219
    • Voir le profil
    • http://www.projectshirow.net
[revue de presse en ligne] Keisatsu Sensha Tai TANK SWAT 01
« Réponse #2 le: 2 Mai 2006, 20:47:22 »
Allons, allons Joukov, comme à ton habitude, c'est un article trèès complet et sacrément bien foutu! Ce qui me fait rire, c'est que tu te sois fait piéger par le titre/sujet   :lol:  

je propose :
[revue de presse en ligne] Keisatsu Sensha Tai TANK S.W.A.T
[revue de presse online] Keisatsu Sensha Tai TANK SWAT 01
The net is vast and infinite, but we gather here.

joukov

  • Data bank
  • ****
  • Messages: 461
    • Voir le profil
    • http://projectshirow.net
[revue de presse en ligne] Keisatsu Sensha Tai TANK SWAT 01
« Réponse #3 le: 3 Mai 2006, 17:57:14 »
depuis qu'on ma raconte des voyages au Quebec j'essaye au maximum dutilser les neologismes franco-anglais, mots batards et autres abus de langages

donc non merci pas de "online" :p  nah

j'ai retirer les points de S.W.A.T. ^^  merci Zucfa bien vu