Auteur Sujet: [revue de presse en ligne] Ghost in the Shell : Innocence  (Lu 3010 fois)

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joukov

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    Ghost in the Shell : Innocence



» Synopsis : Ghost in the Shell 2 - Innocence

Dans un futur proche, le monde est devenu un vaste réseau de communication où l'homme perd son essence dans la cybernétisation à outrance.

Innocence raconte la quête de Batou, agent cyborg de la Section 9, unité secrète d'élite anti-terroriste du Japon. Le soulèvement de robots suite à un bug informatique va le conduire sur le chemin d'une réminiscence face au souvenir persistant d'une femme : le major Motoko Kusanagi, ancienne partenaire de Batou.



» Suite et fin ?

Si Innocence est bien la suite du premier opus de l'adaptation de Mamoru Oshii de l''uvre de Shirow Masamune, il n'en n'est nullement la fin. Après la disparition du major Kusanagi [1] après avoir traqué un pirate informatique, le major s'est rendu compte qu'il s'agit en réalité d'une intelligence artificielle ayant trouvé sa propre humanité. Les propriétaires du Puppet Master, ainsi était nommé le pirate, tentent de l'éliminer mais le major fusionne avec lui. Elle devient dés lors l'objet de toutes les convoitises et est sur le point de disparaître à la fin du premier opus..., Batou mène une existence de solitaire, détaché du monde, menant les missions de façon presque suicidaire, au grand dame de son partenaire Togusa, ancien flic et père de famille.

Le ton du 2nd film est le même que celui du premier, à la fois sombre et inquiétant avec cette fois ci, des phrases plus cyniques et de nombreuses citations en guise de joutes verbales.

La conclusion du film (promis, je ne vous raconte pas la fin) apporte son lot de réponses mais présente également un avenir en suspens.



» Quoi de neuf ?

La question vient d'elle-même : pourquoi un second opus ? Le premier ne se suffisait-il pas à lui-même ?

La réponse nous vient grâce aux images. Les progrès de la technique ont permis l'utilisation massive de 3D et au grand bonheur de amateurs de belles images. Le film donne dans le grandiose. Les décors sont vertigineux et les images 3D léchées apportent à la fois la froideur et la beauté au film.

Le premier film manquait peut être de cela et désormais, on ne peut qu'applaudir devant la maîtrise des animateurs. Un seul exemple : l'arrivée d'un hélicoptère dans une énorme ville à l'architecture démentielle au milieu du vol de centaines d'oiseaux.

Pour comprendre le fossé technique entre les deux films, retenez l'exemple de la fabrication du cyborg qui sert de générique aux deux films...



» Côté scénario ?

De ce point de vue, le 2e film présente des points communs avec le manga (bien sûr, c'est ce que l'on appelle une adaptation). Le dérèglement de robot ? Du déjà vu ! Bien sûr mais...pas avec autant d'images. On peut dire que l'inventivité ne se situe pas là même si des trouvailles scénaristiques apportent de petites touches fortes agréables. Les pièges, les manipulations, tout ceci est si cher à Shirow Masamune que l'on ne s'étonne certes plus. J'ai néanmoins été agréablement surpris de la visite au dénommé Kim (allez voir le film pour comprendre).

Rassurez vous cela étant, le suspens demeure...



» Musique ? Kenji Kawai bien sûr !

Lorsque la séance a commencé, après que les lumières se soit estompées, je n'attendais qu'une chose : les premières notes. Lorsque la musique est arrivée, je me suis senti frustré. Cela ressemblait trop à la première BO [2]. J'avais entendu dire qu'elle était encore plus grandiose et là, déception, il n'y avait que deux chanteuses reprenant la même chanson que dans le premier film. Mais, c'est alors que les percussions sont arrivées...J'adore les Taiko Drums [3] et j'ai été servi ! La rythmique s'accélère et l'on se croirait presque à la cour de l'empereur. Tout cela pour dire que la partition, bien que se rapprochant du premier opus (et c'est normal puisque c'est le 2nd opus) nous délivre un souffle plus puissant qui devrait faire vibrer chacun de nos os.

Mais Kenji Kawai, le compositeur quasi attitré de Mamoru Oshii, nous surprend également avec des mélodies qui brisent l'image de sa partition grâce à des effets de boîtes à musique géniaux.

Encore un BO qu'il va me falloir acquérir... Elle participe autant à l'atmosphère du film que les décors alors pourquoi se priver ?



» Dans quel état j'erre...et mon chien dans tout çà ?

Encore une fois, Ghost in the Shell 2 nous fournit une panoplie de réflexions métaphysiques avec les points de vues différents. Batou est un cyborg désabusé qui recherche son major pour connaître la vérité sur la théorie des ghost [4]. Togusa est un ancien flic marié et père de famille qui montre le point de vue d'un humain face à la cybernétisation et la déshumanisation. Kim, pirate informatique préférant abandonner son corps pour poursuivre ses actes, nous montre les extrêmes qu'un homme peut atteindre.

Tant de point de vue..

De plus, touche personnelle du réalisateur, on peut voir tout l'étonnement et l'incompréhension du monde dans les yeux du chien de Batou, présentant peut être l'innocence dans ce monde hostile et perverti. Bien entendu, chacun se fera sa propre opinion et je ne suis pas assez philosophe pour discourir davantage sur le sujet.



» Attention : film culte

Le premier film avait déjà eu un cours sujet (quelques minutes) à la fin du journal de 20h de France 2 la veille de sa sortie. Aujourd'hui, Innocence semble passer inaperçu et s'est bien dommage. Le public préfère peut être les rêveries de Miyazaki. L'anime est bien plus vaste alors n'hésitez pas à plonger dans l'univers de Shirow Masamune. J'avais lu, à l'époque de la sortie du premier film, que Ghost in the Shell était une parfait introduction au manga. Je crois que le 2nd opus l'est tout autant. Je préfère néanmoins dire qu'il s'agit d'une vision et d'une réflexion du réalisateur. Il est en effet agréable de penser que ce dernier a été touché par l'oeuvre originelle et c'est avec tout sa passion qu'en a résulter ces deux films...


Notes :
[1]. cf. Ghost in the Shell 1995
[2]. BO : Bande originale
[3]. Percussions nipponnes
[4]. Ghost : terme propre à l'univers de Masamune désignant un croisement entre un sixième sens, une faculté de pensée et l'âme humaine. La question reste de déterminer si une machin peut avoir un ghost


Crédits :
Article original sur Anime-Days, par Anime Watcher

joukov

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[revue de presse en ligne] Ghost in the Shell : Innocence
« Réponse #1 le: 3 Mai 2006, 17:54:12 »
comme pour le premier article http://forum.projectshirow.net/viewtopic.php?t=175

Merci a Anime Watcher pour son autorisation

La mise en page risque de changer d'ici quelques temps

et pour finir, le plus important : n'hesitez pas a discuter de cet article ici ou surle forum de Anime-Days http://www.anime-days.com/ghost-in-the-shell-innocence-vt16.html